Dimanche 30 mai 2010 à 22:41

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(JC Lattès, 20,00€, 448 pages)
ISBN 978-2709630740

Il y a d'abord un père merveilleux, khan de vastes terres du Nord, grandes de leurs trois mille âmes. Il voit soudain le voile des femmes tomber, les temps changer, bouleversant toutes les moeurs. Il y a sa fille, Ensiyeh, élevée comme un garçon, qui se bat pour son domaine et s'habille pourtant comme une héroïne de Tchekhov. Il y a Fereydoun, séducteur et fantasque, qui aime Ensiyeh et esquive avec grâce les folies des hommes et du pouvoir. Il y a Monsieur V., qui a connu la gloire et les grands hommes au service des Pahlavi et qui sera emporté par les tourments de Téhéran... Il y a la mort de la monarchie, les tourbillons de la révolution... Mais il y a surtout l'Iran - de l'Empire perse à la Révolution -, personnage central de ce roman foisonnant, parfois comique, avec les surprises prodigieuses de son histoire et la fin d'un monde qui se croyait immuable.

Il y a Monsieur V., célébrité iranienne notoire, très imbue d’elle-même. Il y a Fereydoun Sardari, ce jeune prodige du cinéma. Il y a Ensiyeh Ilkhan, cette auteure riche et reconnue, qui a charmé Fereydoun. Il y a le khan, ce père absent et trop présent.  Quatre personnages principaux ayant tout ou presque du mode de vie occidentale hormis leurs origines : ils sont iraniens. Et il ne faut pas oublier leurs vies qui s’entrecroisent au gré des volontés et des destins.

A travers eux, c’est le portrait de tout un pays, ses habitudes, ses traditions, son histoire houleuse, qui est décrit par Nahal Tajadod. On y retrouve également ce que peut être le fardeau de la mémoire. L’auteur nous immerge totalement dans cette culture très particulière.  Dans ce roman, sont soulignés des choses qui paraissent encore normales dans certaines cultures, notamment l’importance de la descendance masculine pour les pères. Le lecteur découvrira que, même à l’orient, les relations humaines peuvent être très superficielles, surtout dans les hautes sphères de la société. Pour un français, découvrir la fascination qu’ont ces personnages pour la France et sa capitale est assez impressionnant…  De ce point de vue, ce gros roman peut être intéressant à découvrir.

Cependant, la lecture est rendue assez difficile par l’utilisation, accordée à une histoire confuse,  de nombreux mots arabes dont on a du mal à comprendre le sens.  Le style ? Poli, posé et prétentieux voire pompeux. En un mot comme en dix : désagréable. L’écriture manque de concision et certaines longueurs provoquent un ennui certain… parce qu’il est vraiment difficile d’y voir l’utilité.

Cette initiation à l’Iran est peu aisée ainsi le lecteur doit être réellement intéressé par cette région du monde.

 

Je remercie B-O-B et les éditions JC Lattès pour le livre.

http://media.paperblog.fr/i/200/2002411/passeport-liranienne-nahal-tajadod-L-2.jpeg
Nahal Tajadod est née à Téhéran. Elle s'installe en France en 1977 et s'inscrit aux Langues 0. Elle est l'auteur entre autre d'une superbe biographie romancée du poète Roumi et de Passeport à l'iranienne.

Lecture :
Mai 2010

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Publié par Elora

Commentaires

I can do it !

Par Véro le Lundi 31 mai 2010 à 23:19
Pas trop tentée du coup !
 

I can do it !









Commentaire :








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